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Mes cher(e)s ami(e)s,
Je ne ferai pas de long discours cette fois-ci, je vais être concis et j’espère, très clair. Le 06/05/2012, les Français ont voté et ils ont décidé de porter à leur tête pour 5 ans, leur nouveau président, FRANÇOIS HOLLANDE. Plus qu’une victoire, c’est un véritable désaveu et un échec cuisant pour Nicolas SARKOZY, le président sortant.
Cette déculottée de Sarkozy n’est pas un hasard. Cet homme, qui a présidé aux destinées de la France durant 5 ans a durablement terni ce grand pays et entaché son image au concert des Nations. Autant que Georges Bush et sa croisade guerrière en Irak depuis 2003, Sarkozy aura été un président guerrier avec son long chapelet de crimes, d’assassinats scabreux, notamment en Côte d’Ivoire et en Libye (où il a semé mort et désolation et fait exécuter le guide Mouammar devant le monde entier en infraction de la charte des Nations Unies) pour des intérêts hégémoniques et personnels. Tout le monde se souvient du Djebel Nefoussa en contravention de la résolution 1973 de l’ONU et dénoncé par la Russie et la Chine. L’exécutif français Sarkozy, Juppé, Longuet aura été l’artisan d’une radicalisation de la position de ces 2 puissances qui marquent clairement aujourd’hui leur hostilité au droit incarné par l’Occident, facilitant les massacres de populations en Syrie. La crise internationale analysée sous cet angle, désigne les puissances occidentales comme au moins autant responsables de la situation en Syrie que le président syrien Bachar-El Assad : la charte des Nations unies n’est pas un gadget à lecture multivoque, polysémique, à géométrie variable, elle ne doit en aucun cas en devenir un.
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Mes cher(e)s compatriotes,
Cela fait bien quelques mois, depuis mon retour du Cameroun en septembre, que je ne me suis adressé à vous, quelques mois d’introspection, au milieu d’une intense actualité tant nationale qu’internationale. Afin de ne pas sombrer dans l’euphorie grisante des frénétiques dépêches médiatiques, j’ai eu besoin de me poser, de réfléchir longuement en prenant soin de me poser les vraies questions telles que : Où va mon pays le Cameroun ? Ai-je eu raison de ne pas faire acte de candidature pour la présidentielle ? Devons-nous continuer notre combat et quelles échéances nous donneraient l’opportunité de réellement exister politiquement ?
Par ailleurs, face au tourbillon d’une actualité internationale discontinue qui a mobilisé une part considérable de nos énergies, les faits m’ont aussi donné matière à introspection quant aux réelles possibilités de changement qui se présentent aux leaders africains indépendantistes et africanistes.
L’année 2011 qui s’achève aura été riche en événements politiques d’ampleur, confirmant une configuration géopolitique du monde dont l’analyse à froid ne peut laisser indifférents les acteurs et observateurs de la vie politique que nous sommes.
Des actes majeurs ont lieu sur les cinq continents et plus particulièrement en Afrique, témoin de bouleversements importants qui marqueront à coup sûr les années à venir, engendrant la prise de conscience inéluctable par les Africains (subsahariens) de leur nécessaire implication dans les affaires politiques, face aux potentats qui les dirigent quand le reste du monde bouge à une vitesse enivrante.
Avant d’analyser la situation de la dernière élection présidentielle au Cameroun et du remaniement ministériel qui s’en est suivi, opération clientéliste d’envergure sans autre impact qu’instrumental et politicien, il convient d’analyser la donne sur le plan géopolitique international.
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J’ai effectué un séjour d’un mois au Cameroun au cours duquel je me suis enquis de la situation sociale et économique des Camerounais. Faire ce distinguo implique d’emblée une dichotomie dans l’analyse des données macro économiques telles qu’on les appréhende sur le plan littéraire et relativement théorique, parfois avec un léger décalage quant à la perception qu’en ont les acteurs sociaux, soumis aux contingences des décisions politiques et aux nécessités vitales du quotidien. C’est donc prendre en compte un ensemble de critères micro économiques et les analyser non plus en fonction d’une moyenne qui en extirperait le sens caché, mais bien en partant des constats individuels pour se prêter à une analyse qui soit le reflet le plus évident de la vie des peuples.
En effet, considérer que le Cameroun va bien parce que l’on a constaté que dans l’ensemble les chiffres de l’économie se tiennent, c’est occulter une réalité fondamentale : les chiffres ne valent que s’ils sont conformes à la réalité du terrain et à la perception qu’en ont les acteurs. Et de fait, le pouvoir d’achat dont on sait qu’il est le résultat d’un calcul n’a de sens que si les acteurs économiques peuvent confronter leur réalité à celle qui est véhiculée par les chiffres.
SOYONS CONCRETS.
Je suis allé faire mes courses au marché et j’y ai acheté un kg de viande sans os à 3000F CFA, et deux poissons capitaine à 3000 FCFA (ce qui nous donne 1 poisson à 1500 FCFA). En d’autres termes, cette illustration est celle d’un relatif bien-être pour quelqu’un dont le salaire mensuel se situe autour de 100 000 FCFA, ce qui sera le cas d’un agent de maîtrise de la 8è catégorie au sein d’une société d’Etat, voire même celui d’un fonctionnaire de la catégorie A de la fonction publique. |
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Mardi, 08 Mai 2012


